Culture

Hommage à Mary Higgins Clark : les meilleurs livres de la « reine du suspense »

Mary Higgins Clark
LIVRES. C’est le 31 janvier 2020 que Mary Higgins Clark nous a quitté à l’âge de 92 ans. L’écrivaine américaine aux cent millions d’exemplaires vendus laisse derrière elle une bibliographie considérable : environ 50 romans – essentiellement policiers – sans compter les nouvelles et livres pour enfants. La rédaction vous concocte une sélection des meilleures œuvres de celle qu’on appelait « la reine du suspense »

Le grand âge : l’assassin de Mary Higgins Clark, décédée fin janvier. La « reine du suspense » était une des écrivaines les plus lues dans le monde. Connue pour ses polars – environ une cinquantaine de romans policiers – la rédaction vous propose quatre ouvrages à lire (et relire) et conseillés par des étudiant.e.s.

« Ce qui m’intéresse c’est quand l’ordinaire devient l’extraordinaire : lorsque les enfants jouaient dans le jardin et qu’ils n’y sont plus ; ou bien lorsque vous êtes seul, enfermé dans une maison où toutes les portes sont fermées, il fait nuit, et tout d’un coup une lumière apparaît et vous entendez qu’on tire la chasse d’eau dans les toilettes. C’est effrayant ! », prononce Mary Higgins Clark dans une interview accordée à France 2 le 13 juin 1994.

Ne pleure pas ma belle – 1987

Lorsque Leila, une talentueuse actrice, est retrouvée morte le surlendemain de la première de sa pièce, des questions se posent : s’agit-il d’un suicide ? D’un assassinat par son amant Ted, qui va comparaître devant les juges, alors qu’il assure n’avoir rien fait ? La sœur de Leila, Elizabeth, doit réciter sa version des faits devant la cour d’appel. Elizabeth se rend alors à l’institut de remise en forme de Cypress Point sur invitation de la baronne Min von Schreiber. En effet, elle accepte d’y aller car son amie Sammy affirme qu’elle a découvert des lettres étranges écrites par un anonyme. C’est aussi l’occasion pour les amies d’Elizabeth, regroupées dans le centre, de révéler plusieurs secrets.

Dans un style typique de Mary Higgins Clark, Ne pleure pas ma belle donne l’impression au lecteur de jouer au « cluedo » avec l’auteur tant le suspense est maintenu jusqu’à la fin dans un huit clos selon Joséphine, étudiante à Sciences Po Lille : « L’intrigue fonctionne avec autant de suspense même si c’est fixé sur un seul décor ; un centre de remise en forme de luxe en l’occurrence. » 

La Nuit du renard – 1977

Ronald Thompson est condamné à mourir sur la chaise électrique, accusé du meurtre de Nina Peterson, une jeune mère de famille. Le jeune fils de Nina, Neil, affirme reconnaître Ronald comme le meurtrier, alors même que cet enfant est terrorisé et traumatisé. Mais Ronald proclame encore son innocence quelques heures avant la sentence lorsque Neil est enlevé avec une jeune journaliste amie de son père, par un certain « Renard ». Séquestrés par le kidnappeur dans la gare centrale de New York, Renard menace de faire sauter une bombe au moment où le condamné sera exécuté. Dès lors, le jeune Neil va-t-il payer pour le crime d’un autre ?

Second livre de Mary Higgins Clark, La Nuit du renard l’a révélé en France à l’âge de 50 ans (elle était hôtesse de l’air auparavant). Ce livre a aussi reçu le Grand Prix de littérature policière en 1980. Mélange d’angoisses et de tensions garanti. C’est aussi ce que pense Eve, étudiante à l’école du Louvre : « Lectrice de la Nuit du renard, j’ai beaucoup apprécié le style d’écriture de Mary Higgins Clark, elle est une de ces auteurs qui laisse le suspense jusqu’à la fin, et qui m’ont laissé sur ma faim. Le suspense est insoutenable et une fois le meurtrier révélé tout nous apparaît finalement logique. L’intrigue est très bien ficelée. » 

Le cadavre dans le placard et Le billet gagnant dans Le Billet gagnant – 1990

Dans Le cadavre dans le placard Alvirah et Willy Meahan achètent un appartement près de Central Park à New York. Dans la nouvelle précédente (« Le Billet gagnant »), Alvirah gagne une forte somme au loto après avoir longtemps fantasmé sur la vie des peoples. Devenue riche, elle se retrouve confrontée à la gestion de son argent et surtout à un autre problème plus difficile à résoudre : trouver qui a tué le cadavre dans le placard, découvert dans la luxueuse chambre de son appartement. Elle n’a que très peu d’indices mais commence à mener l’enquête en se renseignant auprès de son voisin, un célèbre producteur de cinéma et de théâtre. L’enquête se complique lorsque des personnages familiaux font leur apparition, mais Alvirah saura tirer l’affaire au clair.

Si vous n’avez pas le temps de lire un roman en entier, vous n’avez tout de même pas d’excuse pour ne pas lire Mary Higgins Clark : elle a aussi écrit des nouvelles policières. Ici, la question est simple ; qui a tué le cadavre dans le placard ?

Jules, étudiant à Sciences Po Lille, insiste sur le réalisme des personnages : « L’histoire et les personnages auraient vraiment pu exister. Je trouve qu’il y a une bonne retransmission de la manière dont réagit un humain lorsqu’il est confronté à une telle situation. L’auteure décrit particulièrement bien ce que son personnage est en train de vivre, ce qu’il ressent. » Et bien sûr, l’éternel talent de l’autrice pour le suspense : « Dans les deux nouvelles, il y a vraiment une recherche des détails existant dans la réalité pour rendre l’histoire plus « palpable ». Le suspense est vraiment maintenu jusqu’au bout, c’est pour cela d’ailleurs qu’on l’appelle la reine du suspense. Et puis, l’intrigue en elle-même est dingue ! »

Dernière danse – 2018

Lorsque les parents de Kerry s’absentent, la jeune fille de 18 ans en profite pour organiser une grande fête de fin d’année. Mais ce sera sa dernière danse. Le matin, son corps est retrouvé au fond de la piscine. Quand la thèse de l’accident est écartée, la famille de Kerry doit se rendre à l’évidence : elle a été assassinée, par l’un de ses proches. Qui de son petit ami, son voisin, son amie fait le coupable le plus idéal ?

La rédaction a vraiment apprécié ce roman – preuve par ailleurs que Mary Higgins Clark a aussi écrit jusqu’à la fin. Il est très facile de s’identifier aux personnages en tant que jeune adulte; étant donné qu’ils ont 18 ans. Encore une fois, l’autrice manie le suspense avec talent – attention : ce livre a été dévoré en deux jours. Le personnage de Jamie, le voisin, attachant et authentique, est très différent des protagonistes habituels de l’autrice. Les personnages féminins sont réellement mis en valeur et notamment Aline, la sœur de Kerry, qui ne manquera pas de trahir les secrets qu’elle recueille au lycée en tant que conseillère d’orientation … mais on ne vous en dit pas plus.

One Response

  1. Cet article nous montre à quel point la Reine du Suspens va nous manquer! Le lire m a donné envie de me replonger dans un de ces polars dès ce soir…

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